Le cheval est un herbivore qui, naturellement, ne travaille pas et se nourrit pendant 16 à 18 heures par jour.
Toute modification de cette alimentation et de ce rythme de vie altèrent sa santé et donc son bien être et ses performances.
Pourquoi le cheval est-il fragile ?
L’estomac est petit comparé à la taille du cheval (10 à 15 litres) et secrète en permanence de l’acide chlorhydrique, en présence ou non d’aliments.
L’intestin grêle est très long (20 à 22 mètres) et est suspendu par le mésentère dans la cavité abdominale, il est capable de se déplacer et de subir des torsions.
Le caecum est un réservoir de grande capacité,(35 litres) dans lequel les aliments sont brassés et mélangés, puis envoyés par des contractions régulières dans le gros côlon.
Le gros côlon est très volumineux, il fait plusieurs courbures dans lesquelles se produisent des ralentissements du transit qui provoquent des « bouchons de paille », à l’origine de coliques et se rétrécit de 50 cm à 10 cm au niveau du colon transverse, autre cause de coliques.
Pathologies directement liées à certaines de ces particularités :
Les ulcères:
C’est le bicarbonate de la salive qui permet au pH de l’estomac de rester entre 6 et 7. Lorsque le cheval est privé de nourriture, même pendant de courtes périodes, son estomac produit de l’acide. Il n’y a pas de salivation sans nourriture, il n’y a donc ni bicarbonate ni mucus et le pH gastrique peut descendre à 1 ce qui explique facilement les ulcères.
L’exercice et l’entraînement favorisent également les ulcères gastriques (jusqu’à 90% des chevaux de course en sont atteints) de même que l’administration d’anti-inflammatoires.
Les coliques:
Lorsqu’un cheval passe d’une alimentation à une autre, la composition de sa flore intestinale doit s’adapter, certaines bactéries doivent diminuer en nombre au profit d’autres ce qui prend d’une à 2 semaines.
Par exemple, lorsque du foin qui se digère facilement pénètre dans le caecum, les populations microbiennes se multiplient ce qui augmente la fermentation. L’alimentation moins digeste, absorbée précédemment, forme une occlusion à la sortie du caecum, entraînant une accumulation de gaz et des douleurs associées aux coliques.
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